Entretien avec Grégory Delattre Passé par Saint-Quentin, Grégory Delattre, actuellement dans sa troisième saison au SPO Rouen, a intégré pour la première fois l’effectif professionnel à l’occasion de la rencontre Antibes-Rouen (82-90) samedi dernier. Grégory, pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ? Je suis originaire de Beauvais. J’ai 19 ans, j’évolue au poste 4 et c’est ma troisième saison au SPO. Je suis parti à Saint-Quentin où j’ai fait une année en Minimes et ma première année Cadets. Ensuite j’ai envoyé un CV à Rouen, j’ai passé des tests et j’ai été pris. J’avais des pistes à Aix-Maurienne et à Blois, mais j’ai préféré venir à Rouen. J’ai fait deux ans en Cadets Nations avec Antoine Ligonnière, une année en première division puis la saison suivante en deuxième division, où nous avons été jusqu’en finale l’année dernière. Cette année j’ai joué avec la N3. Au niveau scolaire j’ai eu mon bac STG il y a deux ans au Lycée Val de Seine; j’étais hébergé au CRJS via la SPO. Actuellement je suis en deuxième année de BTS MUC et je passe mes examens dans trois semaines. « Beaucoup de stress » Tu as été intégré au groupe pro pour la première fois le week-end dernier lors du déplacement à Antibes, comment ça s’est passé pour toi ? J’étais présent lors du match face au Portel où Teddy (Maizeroi) s’est blessé. Je me suis dit qu’avec la blessure d’un poste 4, j’allais annuler mes vacances au cas où, et le soir Françoise Le Monnier (Directrice du Centre de Formation) m’a appelé pour me dire que je m’entrainais avec les pros toute la semaine et que je partais à Antibes le jeudi. Le monde professionnel, on y pense toujours lorsqu’on joue dans un club. J’étais super content, mais il y avait beaucoup de stress tout de même ! Comment s’est passé le déplacement pour toi ? L’intégration au groupe pro s’est vraiment bien passée. Jacques Wampfler m’a un peu pris sous son aile et les joueurs ont été bien avec moi tout de suite. A ce niveau-là, c’est vraiment un groupe sympa, tout le monde s’entend bien. Tout est fait pour que le groupe soit dans les meilleures conditions possibles. Ce déplacement m’a permis de prendre contact et d’être en immersion dans un groupe professionnel. Ce qui m’a vraiment impressionné, ces sont les entrainements, ça ne s’arrête jamais, contrairement aux entrainements de N3 où c’est un peu plus saccadé. Il y a un rythme incroyable ! « Continuer à bosser » Quels sont tes objectifs à Rouen ? Pour l’instant mon seul but est de continuer à bosser et de ne pas me prendre la tête. Si je finis en N3, N2, N1 ou Pro B on verra, mais pour l’instant je veux continuer à travailler ici. Rouen est vraiment club sympa, Françoise Le Monnier fait du bon boulot, c’est vraiment bien structuré. Par rapport à ce que j’ai connu à Saint-Quentin tout est vraiment bien cadré ici. Quand je suis arrivé au SPO je n’avais aucun shoot, aucune technique. Antoine Ligonnière m’a tout appris, le staff est vraiment bon à Rouen. En dehors du basket, qu’est-ce que tu fais de beau ? Je n’ai pas trop le temps pour les loisirs. Dès que j’ai fini les cours je vais à l’entrainement, je n’ai finalement que très peu de temps sur une journée pour faire d’autres choses ! La NBA, la Pro A, tu suis un peu ? Je suis un petit peu, mais de loin on va dire. J’aime bien prendre de la distance avec le basket. C’est ma passion, mais j’aime bien aussi couper. Le peu de temps dont je dispose, j’aime bien le partager avec mon entourage ou faire autre chose. L’été par exemple, j’arrête le basket en juin et je ne reprends qu’en septembre, entre-deux j’en profite pour bosser. Après pour vraiment parler basket, j’avoue que je suis plus fan d’Euroligue que de NBA. Il y a deux ans je suis parti voir Orléans-Malaga, je trouve que ce sont des matchs propres où rien n’est forcé, contrairement à la NBA ! Photos: Romain Robini
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Antibes, Evreux et l’Élan Béarnais ont rejoint samedi Châlons-Reims en demi-finales des Playoffs.